Louis Hanot 1a

Nom de naissance Louis Hanot
Identifiant Gramps I3905
Genre masculin
Âge au décès environ 40 ans, 8 mois

Événements

Événement Date Lieu Description Sources
Naissance [E4990] vers 1875      
Décès [E4991] 1. septembre 1915 Aubigny les Pothées, Ardennes, Champagne Ardenne, France    
Note sur l'événement

Fusillé par les allemands pour espionnage.

Parents

Relation avec la souche Nom Date de naissance Date de décès Relation dans la famille (si différent de la naissance)
Père Antoine Alexis Hanot [I6907]
Mère Marie Joseph Denay [I6908]
         Louis Hanot [I3905] vers 1875 1. septembre 1915
    Le frère (germain)     Maurice Hanot [I6909]
    La sœur (germaine)     Marthe Hanot [I6910]

Familles

    Famille de Louis Hanot [F1929]

Media

Anecdote

A la déclaration de guerre, Louis Hanot est âgé de 39 ans. Il est maraîcher à Deville, mais sa famille est originaire de Mézières, où lui-même fréquenta l'école primaire supérieure.
Mobilisé au 45e régiment d'infanterie, Louis Hanot effectue un stage de formation d'un genre très particulier à Châlons et est choisi en 1915 pour participer à des missions d'espionnage en territoire occupé !
C'est évidemment le cas des Ardennes. Et c'est sans doute parce que c'est un terroir et un territoire qu'il connaît bien qu'il est désigné le 24 août 1915 pour ce qui sera son ultime mission.
Ce jour-là, l'avion atterrit à Thin-le-Moutier. A bord, un pilote, Watrin Trembloy, un passager, Louis Hanot, mais aussi… des pigeons voyageurs, qui sont destinés à transmettre les renseignements que pourra glaner cet « espion » qui n'a pas froid aux yeux.
Hélas, il semble que les Allemands aussi étaient bien renseignés. A peine les deux hommes ont-ils eu le temps de dissimuler leur avion qu'ils sont arrêtés et aussitôt incarcérés à Aubigny-les-Pothées. Une cour martiale allemande les juge le 31 août, et les condamne à mort.
Le 1er septembre 1915, au petit matin, Louis Hanot et Watrin Trembloy sont fusillés dans les environs d'Aubigny.
Le cantonnier du village parvint à repérer la fosse où les deux héros avaient été enterrés à la hâte.
Mort en criant « Vive la France ! »
Elle sera fleurie par des mains anonymes jusqu'en 1921, date à laquelle sa famille résidant désormais à Sormonne transfère sa dépouille et lui offre une sépulture plus décente dans le cimetière de cette commune (elle y est toujours visible).
En 1924, la ville de Mézières honore sa mémoire en baptisant du nom de Louis Hanot une des rues du nouveau quartier alors en construction, Manchester.
Mais c'est en 1927 seulement que son nom est gravé sur le monument aux morts de Mézières. Ce qui d'ailleurs pose question car on aurait pu penser que résidant à Deville en 1914 (même s'il était effectivement Macérien d'origine), c'est sur le monument aux morts de Deville que son nom aurait dû être gravé…
Mais l'essentiel est bien que la mémoire demeure.
D'ailleurs, en 1932, Le Petit Ardennais publiera un témoignage émouvant, dû à André Vansolven, qui était prisonnier civil à Aubigny en août 1915. Il explique notamment que Louis Hanot et son compagnon « sont morts en braves, ne se laissant pas bander les yeux, et en criant par deux fois : Vive la France ! »

[source : site internet du journal L'Union (http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/205941/), d'après un article d'Alain Bouret, le responsable de publication de La Boucle, journal du quartier de Manchester à Charleville Mézières]

Arbre généalogique

  1. Antoine Alexis Hanot [I6907]
    1. Marie Joseph Denay [I6908]
      1. Maurice Hanot [I6909]
      2. Marthe Hanot [I6910]
      3. Louis Hanot

Ascendants

Références des sources

  1. L'Union Champagne Ardennes Picardie [S0110]
      • Page : http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/205941/