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| Après les péripéties
révolutionnaires et napoléoniennes, la Savoie
est revenue dans l'escarcelle des rois de Piémont
Sardaigne au congrès de Vienne
en 1815. La Savoie était au XIXème siècle une province agraire, peu industrialisée, très conservatrice sous l'emprise d'une administration et d'un clergé pléthoriques. Seule une très forte émigration temporaire et définitive (environ 10% de la population) évitait le surpeuplement et une trop grande misère. Napoléon III a obtenu en 1858 du premier ministre sarde Cavour la Savoie et Nice comme prix du soutien militaire de la France dans l'unité italienne. Ce troc fut accepté par la majorité des savoyards opposée aux guerres à répétition en Italie et à l'anticléricalisme de Cavour. Un plébiscite fut organisé en avril 1860 pour officialiser ce soutien. Toutefois les autorités françaises et sardes ne prirent aucun risque et s'assurèrent par tous les moyens d'un "oui" massif y compris par l'absence de bulletins "non". Le score de 99.7% dépassa toutes les espérances ! La Savoie devint officiellement française le 14 juin 1860 après un vote du parlement de Turin auquel la plupart des députés savoyards a "oublié" de participer. Néammoins la région limitrophe de Genève devint une "grande zone franche" sans droits de douane et militairement neutre qui ne disparut qu'en 1919. |
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