Maria Sklèros 1

Nom de naissance Maria Sklèros
Identifiant Gramps I2964
Genre féminin

Parents

Relation avec la souche Nom Date de naissance Date de décès Relation dans la famille (si différent de la naissance)
Père Panthérios Sklèros [I2962]
Mère Gregoria [I2963]
    Le frère (germain)     Bardas Sklèros [I2966]
    Le frère (germain)     Romain Sklèros [I2967]
    Le frère (germain)     Constantin Sklèros [I2960]
         Maria Sklèros [I2964]

Familles

    Famille de Jean Ier Tzimiskès et Maria Sklèros [F1300]
Mariés Mari Jean Ier Tzimiskès [I2965] ( * + ... )

Anecdote

Les Sklèroï sont une famille byzantine apparentés à la dynastie macédonienne. Cette famille resta proche du trône, mais n'y accéda jamais

Le premier Skleros apparaît dans les sources en 805, à propos de la soumission des Slaves du Péloponnèse, en tant « Skleros de petite arménie » (c.a.d. l’ouest de l’Arménie, sous autorité byzantine) dans la chronique du port de Monemvasie, mention unique et limitée, mais indiquant une relative renommée.

En 811, le « scripteur inconnu » nous parle d’un certain Léon Skléros, stratège du Péloponnèse, vraisemblablement différent du 1er. On croise ensuite un « Skléros » parmi les aides de l’émir de Mélitène (sud Arménie), sûrement une autre branche de cette famille arménienne. Au XIIe, un lac d’Iconion est désigné sous le nom de « lac Skleroï » indiquant l’importance de la parentèle dans la raison. Un Nicétas Skléros dans une ambassade envoyé chez les hongrois, à la fin du IXe, désigné comme un « patrice », haute dignité attribuée aux stratèges des plus grands thèmes.

Des sources arabes du Xe parlent d’un Skleros nommé « Bandir », c'est-à-dire arabisation du nom grec Pantherios. Ce nom rare est aussi celui du domestique des Scholes sous Romain Lécapène. Sa femme, Gregoria, serait apparentée à la dynastie macédonienne.

Le plus important membre de la famille est Bardas Skleros, vraisemblablement le fils du précédent, et beau-frère de Jean Tzimiskès. Lorsqu’il fait son coup d’Etat, en 969, Bardas devient « magiste », et est général de tout l’Orient. Après s’être illustré dans la lutte contre les Russes, il aide Tzimiskès à faire échouer la tentative de coup d’Etat de Bardas Phokas. La chronique de Jean Skylitzès, très lacunaire, fait ensuite mention d’une tentative de soulèvement de Bardas Skleros. Rétrogradé au poste de duc de Mésopotamie à la mort de Tzimiskès, il tente, avec l’aide des Alyatès (grande aristocratie), des Bourtis et des Taronites (aristocratie secondaire), autres dynasties arméniennes. Malgré son échec, il parvient à négocier avec Basile II pour préserver le rang de sa famille.

C'est à la même époque qu'une certaine Théophano Skléraïna, fille d'un Skléros et d'une Phokas ("Phokeïna"), et par ailleurs nièce de Tzimiskès, épouse l'empereur d'Occident Otton II. Ce mariage est largement du à la politique de l'ambassadeur Liutprand de Chrémone.

L’étude des sceaux des Skleroï indique qu’ils continuent d’exercer de hautes charges au XIe (stratège d’Anatolie…). La Peira fait également mention d’un procès entre deux cousins Skleroï avec de fortes sommes en jeu (dont une charistikè de 62 000 pièces d’or). On note toutefois qu’ils ont abandonné les fonctions militaires pour les fonctions civiles basées à Constantinople, plus rémunératrices.

On trouve ainsi auprès de Constantin IX Monomaque un favori nommé Romain Skléros, grâce à sa sœur Pulchérie, maîtresse de l’empereur, qui lui obtient le poste de stratège d’Asie Mineure (où il provoque, par ses abus, la révolte de Georges Maniakès). Sans exploit militaire particulier, il a obtenu le titre de « proèdre ». Disgracié sous Michel VI, il soutient le soulèvement des Comnènes, ce qui lui permet d’obtenir le titre de « curopalate ». Son descendant Andronic Skléros, est même, d’après les archives du mont Athos, devenu « sébaste », titre désignant les parents de l’Empereur.

A partir du XIIe siècle, les Skleroï semblent avoir perdu la faveur impériale et, n’ayant plus de fonctions militaires pour se refaire, ils passent au second rang de l’aristocratie de Constantinople (contrairement aux Macédoniens, les Comnènes ont revalorisé les fonctions militaires face aux fonctions administratives. Cependanr, on retrouve de temps à autres le nom Skleros dans des poèmes de cours mentionnant des mariages entre oikoï aristocratiques mineurs. S’ils disparaissent totalement des sources après 1204, le nom de Skléros réapparaît deux fois, sous les Paléologues, dans des correspondances évoquant de petits agents de l’état (gramatikoï…).

[source Wikipedia]

Arbre généalogique

  1. Panthérios Sklèros [I2962]
    1. Gregoria [I2963]
      1. Constantin Sklèros [I2960]
      2. Maria Sklèros
        1. Jean Ier Tzimiskès [I2965]
      3. Bardas Sklèros [I2966]
      4. Romain Sklèros [I2967]

Ascendants

Références des sources

  1. Wikipedia [S0052]