Richard Ier Coeur de Lion d'Angleterre 1 2

Nom de naissance Richard Ier Coeur de Lion d'Angleterre
Nom de naissance Richard I Lionheart of England
Identifiant Gramps I5821
Genre masculin
Âge au décès 41 ans, 6 mois, 28 jours

Événements

Événement Date Lieu Description Sources
Naissance [E7768] 8. septembre 1157 Oxford, Oxfordshire, Angleterre, Royaume Uni    
Décès [E7769] 6. avril 1199 Chalus, Haute Vienne, France    

Parents

Relation avec la souche Nom Date de naissance Date de décès Relation dans la famille (si différent de la naissance)
Père Henry II Plantagenet d'Angleterre [I3494]11331189
Mère Alienor d'Aquitaine [I3058]entre 1122 et 11241. avril 1204
         Richard Ier Coeur de Lion d'Angleterre [I5821] 8. septembre 1157 6. avril 1199
    La sœur (germaine)     Aliénor Plantagenet [I3321] 13. octobre 1162 25. octobre 1214
    Le frère (germain)     Jean Sans Terre d'Angleterre [I1824] 17 décembre 1166 (Julien) 5 octobre 1216 (Julien)
    La sœur (germaine)     Joan Plantagenet d'Angleterre [I6280] octobre 1165 4. septembre 1199
 
Louis VII le Jeune de France [I5894]112018. septembre 1180
Mère Alienor d'Aquitaine [I3058]entre 1122 et 11241. avril 1204
    La demi-sœur utérine     Alix de France [I5895] 1150 après 1195

Anecdote

Richard Ier d'Angleterre dit Cœur de Lion (8 septembre 1157, palais de Beaumont, Oxford – 6 avril 1199, château de Châlus Chabrol). De 1189 à 1199, il fut roi d'Angleterre, duc de Normandie, duc d'Aquitaine, comte du Maine et comte d'Anjou.
Fils d’Henri II d'Angleterre et d’Aliénor d'Aquitaine, Richard est élevé dans le duché d'Aquitaine à la cour de sa mère, ce qui lui vaut dans sa jeunesse le surnom de Poitevin. Il devient comte de Poitiers et duc d’Aquitaine à onze ans. Après la mort de son frère aîné, il devient héritier de la couronne d’Angleterre, mais aussi de l’Anjou, de la Normandie et du Maine (voir l’article Richard Cœur de Lion, ascendance sur trois degrés).
Pendant son règne qui dure une dizaine d’années, il ne séjourne seulement que quelques mois dans le royaume d’Angleterre. Il utilise toutes ses ressources pour partir à la troisième croisade, puis pour défendre ses territoires français contre le roi de France, Philippe Auguste, auquel il s’était pourtant auparavant allié contre son propre père. Ces territoires, pour lesquels il a prêté allégeance au roi Philippe, constituent la plus grande partie de son héritage Plantagenêt.
Avant de devenir roi d’Angleterre, Richard est avant tout un prince du continent, essentiellement désireux d’entrer dans la légende par de hauts faits d’armes.[réf. nécessaire]
Les Anglais l’appellent Richard Ier, les Français Richard Cœur de Lion (en tant qu'Angevin par son père et Aquitain par sa mère, les langues d'oil et d'oc sont ses langues maternelles [réf. nécessaire]) ou oc e no (oui et non, pour sa tendance à changer rapidement d’humeur, oc signifiant oui), les Sarrasins Melek-Ric ou Malek al-Inkitar (roi d'Angleterre). En son temps, il est considéré comme un héros, et est souvent décrit comme tel dans la littérature. Il est aussi un poète et un écrivain célèbre à son époque, notamment pour ses compositions en Limousin.

Richard se préoccupe apparemment très peu du sort de l’Angleterre. Il semble vouloir s’engager dans de multiples aventures, et être célébré par les troubadours. Il est désireux d’immortaliser son nom, et de gagner sa place au Ciel. Il a manifestement des aspirations spirituelles intenses, et afin de mériter de prendre la croix, il jure de renoncer à ses mauvaises conduites passées.

Richard est très absent de son royaume d’Angleterre, préférant se consacrer à ses possessions françaises et aux croisades en Terre sainte. Il a grandi sur le continent, et n’a même jamais cherché à apprendre la langue anglaise. Peu après son accession au trône, il décide de se joindre à la Troisième croisade, inspiré par la perte de Jérusalem, prise par Saladin. Mais, craignant que le roi de France, Philippe Auguste, n’usurpe ses territoires en son absence, il le persuade de se joindre à lui. Les deux rois prennent la croix le même jour.
Richard est accusé de faire peu pour l’Angleterre, se contentant d’épuiser les ressources du royaume en empruntant à des Juifs pour financer ses expéditions en Terre sainte. Il relève également les taxes, et dépense la majeure partie du trésor de son père. Il rassemble et emprunte autant d’argent qu’il le peut, libérant par exemple le roi d’Écosse de son hommage en échange de dix mille marcs, et vendant nombre de charges officielles et autres droits sur des terres.
En 1190, Richard part finalement pour la troisième croisade avec Philippe Auguste depuis le port de Marseille, laissant Hugues, évêque de Durham et Guillaume de Mandeville comme régents. Guillaume de Mandeville meurt rapidement et est remplacé par Guillaume Longchamp. Mécontent de cette décision, le frère de Richard, Jean, se met à manigancer contre Guillaume.
Par ailleurs, c’est grâce aux réformes importantes de son père en matière de législation et de justice qu’il lui est possible de quitter l’Angleterre pendant toute cette période.
Pendant l'été 1190, Richard décide de débarquer près de Naples tandis que Philippe Auguste gagne directement Messine le 16 septembre. De la région de Naples, il gagne Messine par voie de terre en passant par Amalfi, Salerne et Mileto, où il est agressé par des paysans. Selon Roger de Hoveden, Richard s'était écarté de sa suite et avait molesté un paysan. Aussitôt, tous les habitants du village l'attaquèrent et il ne dut sa survie qu'à la rapidité de sa fuite.

Suite aux manœuvres de Philippe, le duc Léopold V de Babenberg capture Richard sur son chemin de retour dela Croisade, près de Vienne, à l’automne 1192. Richard l’a en effet publiquement insulté durant la croisade. Emprisonné à Dürnstein, il est ensuite livré à l’empereur Henri VI qui réclame une rançon de cent cinquante mille marcs d’argent pour sa libération. Bien que les conditions de sa captivité ne soient pas strictes, il est frustré par l’impossibilité de voyager librement. De cet emprisonnement est tirée la légende de Blondel.

L’empereur le libère en février 1194 contre un premier versement de cent mille marcs d’argent que sa mère, Aliénor d'Aquitaine, réussit à rassembler péniblement. L’empereur lui extorque également un serment d’allégeance de la couronne d’Angleterre à l’Empire. Il retourne alors en Angleterre.
Durant son absence, son frère Jean est près de conquérir le trône. Mais Richard lui pardonne, et en fait même son héritier, alors qu’en grandissant Arthur lui déplaît.
Une fois de plus il se repent de ses péchés, à l’occasion d’un second couronnement, puis repart en Normandie combattre Philippe, qui poursuit la stratégie française d’affaiblir l’empire angevin. Après son départ en mai 1194, il ne retourne pas en Angleterre.
Durant plusieurs années de guerre, il parvient à redresser la situation et à défendre efficacement la Normandie. Il fait construire à cet effet une série de châteaux dont le célèbre Château-Gaillard près des Andelys, sur la rive droite de la Seine, mais aussi la forteresse d’Arques-la-Bataille, ainsi que les châteaux de Radepont dans la vallée de l’Andelle ; Montfort-sur-Risle dans la vallée de la Risle ; Orival sur la Roche Fouet surplombant la Seine en amont de Rouen au-dessus d’Elbeuf et fait améliorer le château de Moulineaux surplombant la Seine en aval de Rouen. Cependant, le pape lui impose une trêve qui profite à Philippe Auguste.

Le 26 mars 1199, Richard assiège le château de Châlus Chabrol, possession du vicomte Adémar V de Limoges, dit Boson. Il est atteint par un carreau d'arbalète tiré par un chevalier de petite noblesse limousine, Pierre Basile. La flèche est retirée mais la gangrène gagne le corps du roi. Richard meurt le 6 avril 1199, onze jours après sa blessure. À sa demande, son corps est enterré près de celui de son père en l’abbaye de Fontevraud (située non loin de Saumur), son cœur repose dans la cathédrale de Rouen, capitale de la Normandie et ses entrailles en l'église (actuellement ruinée) du château de Châlus Chabrol. Philippe de Cognac, fils illégitime supposé de Richard Cœur de Lion, le vengera en assassinant Adémar.

Richard a de nombreuses qualités admirables, ainsi que beaucoup d’autres, moins brillantes. C’est un génie militaire, astucieux en politique de plusieurs façons, bien qu’incroyablement écervelé dans d’autres. Il est par ailleurs désireux de ne pas prêter le flanc à l’opinion publique. Il est à la fois capable de grande humilité et d’arrogance.
Il est très respecté par son plus grand rival militaire, Saladin, ainsi que par l’empereur Henri, mais il est également haï par nombre de ses anciens amis, en particulier le roi Philippe.

 

Gisant de Richard, à l’abbaye de Fontevraud.
Il se soucie peu de sa propre sécurité : la blessure reçue lors du siège de Châlus et qui a raison de lui n’aurait pas eu lieu s’il avait été correctement protégé par une armure ; par la suite, son infection aurait pu être évitée. Un incident très similaire s’était déjà produit dix ans auparavant, lorsque, combattant contre son père, il avait rencontré, désarmé, Guillaume le Maréchal, et avait dû le supplier pour avoir la vie sauve.
Jean succède à Richard sur le trône d’Angleterre. Cependant les territoires français le rejettent, au début, lui préférant leur neveu Arthur de Bretagne, fils de leur frère Geoffroy, dont les droits sont techniquement meilleurs que les siens.
La légende de Robin des Bois se situe traditionnellement durant le règne de Richard Ier. Cependant, la seule certitude sur Robin Hood est qu’il vécut au xiie ou xiiie siècle. C'est bien plus tard qu’on établit un lien entre les deux hommes, uniquement en affirmant que le but poursuivi par Robin est de restaurer Richard sur le trône alors que le prince Jean l’a usurpé.

Beaucoup d'historiens estiment que Richard Coeur de Lion était homosexuel ou à tout le moins bisexuel.

[source Wikipedia]

Arbre généalogique

  1. Henry II Plantagenet d'Angleterre [I3494]
    1. Alienor d'Aquitaine [I3058]
      1. Richard Ier Coeur de Lion d'Angleterre
      2. Aliénor Plantagenet [I3321]
      3. Joan Plantagenet d'Angleterre [I6280]
      4. Jean Sans Terre d'Angleterre [I1824]

Ascendants

Références des sources

  1. Charles Cawley: Medieval Lands - Foundation for Medieval Genealogy [S0099]
  2. Wikipedia [S0052]