Clovis Ier des Francs 1 2 3

Nom de naissance des Francs, Clovis Ier
Nom de naissance des Francs saliens, Clovis Ier
Nom de naissance Chlodwig
Nom de naissance Chlodwech
Nom de naissance Chlodovechus
Nom de naissance Clodweg
ID Gramps I2069
Genre masculin
Âge au décès environ 45 ans, 10 mois, 26 jours

Événements

Événement Date Lieu Description Notes Sources
Naissance [E3222] vers 466    
 
Baptême [E7350] entre 496 et 499 Reims, Marne, Champagne, France  
 
Décès [E3223] 27.11.511 Paris, Seine, Ile de France, France  
 

Parents

Relation avec la souche Nom Relation dans la famille (si différent de la naissance)
Père Childéric Ier des Francs saliens [I2081]
Mère Basina de Thuringe [I2080]
         Clovis Ier des Francs [I2069]
    La sœur (germaine)     Alboflède [I2637]
    La sœur (germaine)     Audefleda [I2638]
    La sœur (germaine)     Lantéchilde [I2639]
 
Beau-père Basin de Thuringe [I2086]
Mère Basina de Thuringe [I2080]

Familles

    Famille de Clovis Ier des Francs et ? des Francs du Rhin [F1150]
Mariés Femme ? des Francs du Rhin [I2640]
  Enfants
  1. Thierry Ier [I2663]
    Famille de Clovis Ier des Francs et Sainte Clotilde de Burgondie [F0880]
Mariés Femme Sainte Clotilde de Burgondie [I2070]
   
Événement Date Lieu Description Notes Sources
Mariage [E4233] 492    
 
  Enfants
  1. ? des Francs [I3247]
  2. Theoderic Ier des Francs [I5588]
  3. Theodechildis des Francs [I3245]
  4. Ingomer des Francs [I3243]
  5. Clodomir des Francs [I2692]
  6. Clotaire Ier le Vieux des Francs [I2067]
  7. Childebert Ier des Francs [I3244]
  8. Chrotieldis des Francs [I3246]

Media

Anecdote

René Lenoir [I007] aimait à rappeler que, d'après Alphonse Allais, l'évêque Rémi (futur Saint Rémi) se serait adressé à Clovis lors de son baptême avec l'injonction "Courbe toi fier Sicambre !".
Clovis aurait alors répondu, à la plus grande honte de sa femme Sainte Clotilde, "Cambre toi vieux si courbe !".

Anecdote

Clovis Ier (en allemand Chlodwig ou Chlodowech, en latin Chlodovechus) est roi des Francs saliens de 481 à 511. Issu de la dynastie des Mérovingiens, du nom hypothétique de son grand-père, Mérovée (cf. liste des monarques de France), il est considéré comme le premier roi chrétien du royaume des Francs, qui prendra le nom de France au XIIIe siècle.

Le nom de Clovis vient du francique Hlodowig, composé des racines hlod (« renommée », « illustre ») et wig (« combat »), c'est-à-dire « Illustre dans la Bataille », « Illustre au Combat » : il donne en français moderne Louis, prénom de la majorité des rois de France, et en allemand Ludwig, aussi latinisé en Ludovic. Fréquemment utilisée par les Mérovingiens, la racine hlod est aussi à l'origine de noms tels que Clotaire (et Lothaire), Clodomir, ou encore, Clotilde.

Nous connaissons Clovis à travers la longue description de son règne par l'évêque gallo-romain Grégoire de Tours, né près de trente ans après la mort de Clovis, et dont l'Histoire, rebaptisée tardivement Histoire des Francs est riche d'enseignements, bien que ce texte à visée d'abord édifiante relève plus de l'hagiographie que d'une conception rigoureuse de l'histoire.

La chronologie du règne de Clovis est très mal connue. Tout ce que nous en savons peut se lire à travers la longue description qu'en fait à la fin du VIeme siècle l'évêque gallo-romain Grégoire de Tours, né près de trente ans après la mort de Clovis, dans quinze court chapitres du Livre II de son Histoire, renommée ensuite Histoire des Francs. On a longtemps pensé que ce texte à visée édifiante relevait plus de l'hagiographie que d'une conception rigoureuse de l'histoire.
Ainsi, il narre les évènements en suivant un découpage en tranches de cinq années (réminiscence des quinquennalia ou des lustra romaines ?) : guerre contre Syagrius après cinq années de règne, quinze pour la guerre contre les Alamans, guerre contre les Wisigoths cinq années avant sa mort ; le tout formant un règne de trente ans après un avènement à l'âge de quinze ans. On pourrait rejeter ces informations comme légendaires ou purement hagiographiques; or il s'avère qu'aucune étude n'a jamais remis fondamentalement en cause ces indications, qui sont selon toute vraisemblance légèrement simplifiées mais valables « à peu de choses près ». Il a résisté à des décennies d'histoire critique.
La seule date fixée par d'autres sources que Grégoire est celle de sa mort, en 511, ce qui daterait son avènement de 481 environ, peut-être 482. Depuis peu, selon l'historien Bruno Dumézil certains éclairages ont été apportés par le croisement d'autres sources documentaires et ont permis de préciser quelques éléments.

Clovis est né dans les années 464 - 467, dans la famille des rois mérovingiens. Il est le fils de Childéric Ier, roi des Francs saliens de Tournai, et de la reine Basine de Thuringe.
Comme tous les Francs du début de l'ère chrétienne, Clovis parlait une ou des langue(s) germanique(s) du sous-groupe linguistique dit bas francique.

Le nom de Clovis vient du francique Hlodowig, composé des racines hlod (« renommée », « illustre ») et wig (« combat »), c'est-à-dire « illustre dans la bataille », « illustre au combat ». Fréquemment utilisée par les Mérovingiens, la racine hlod est aussi à l'origine de noms tels que Clotaire (et Lothaire), Clodomir, ou encore, Clotilde.
L'appellation du roi franc dérive ensuite de « Hlodovic » puis « Clodovic », latinisé en Ludovic, « Clovis », vers « Lodoys » et « Clouis », dont est né en français moderne le prénom Louis, porté par dix-sept rois de France. Il donnera aussi en allemand Ludwig.
On notera au passage que le « Claudius » latin conduit aussi bien au « Louis » français qu'au « Ludwig » germanique (Clodweg, Cludwig).

C'est lors de la bataille de Soissons en 486, qu'eut lieu – selon Grégoire de Tours – l'épisode du vase de Soissons, où, contre la loi militaire du partage, le roi demanda de soustraire du butin un vase liturgique précieux pour le rendre à l'église de Reims, à la demande de Remi, évêque de cette dernière cité. Clovis répondit aux émissaires de Remi : « Suivez-moi jusqu'à Soissons, parce que c'est là que doit se faire le partage de tout le butin. Si le sort me donne ce vase, je satisferai à la demande du Père. ».
Une fois sur place, après avoir réuni le butin, Clovis dit : « Je vous prie, mes braves guerriers, de vouloir bien m’accorder, outre ma part, ce vase que voici. ». Les hommes acquiescèrent, lui répondant : « Tout ce que nous voyons ici, glorieux Roi, est à toi et nous-mêmes sommes soumis à ta domination. Fais donc maintenant ce qui convient à ton bon plaisir. ». Mais un guerrier, surprenant tout le monde, frappa le vase de sa francisque en disant : « Tu n'auras rien ici que ce que le sort t'attribuera vraiment. ». Clovis ne laissa pas transparaître ses émotions et en garda ressentiment. Il réussit malgré tout à rendre l'urne à l'envoyé de Rémi.
L'épilogue de l'histoire se produisit le 1er mars 487. Clovis ordonna à son armée de se réunir au Champ-de-Mars pour, selon une pratique romaine, examiner si les armes étaient propres et en bon état. Inspectant les soldats, il s'approcha du guerrier qui avait frappé l'urne et lui dit : « Personne n’a apporté des armes aussi mal tenues que les tiennes, car ni ta lance, ni ton épée, ni ton hache ne sont en bon état. ». Il jeta alors la hache du soldat à terre. Au moment où celui-ci se baissa pour la ramasser, Clovis abattit sa francisque sur la tête du malheureux en disant : « C'est ainsi que tu as fait à Soissons avec le vase. ». Le soldat tomba sans vie, et sur ordre de Clovis, l'armée dut se retirer en silence, laissant le corps exposé au public.
Cette superbe histoire a longtemps été jugée de pure invention. Cependant, le testament de Saint Remi fait bien mention d'un vase d'argent que lui aurait donné Clovis. Mais ce serait Remi qui l'aurait fondu pour fabriquer un encensoir et un calice.

L'évêque de Reims, le futur saint Remi, cherche alors probablement la protection d'une autorité forte pour son peuple, et écrit à Clovis dès son avènement. Les contacts sont nombreux entre le roi et l'évêque, ce dernier incitant d'abord Clovis à protéger les Chrétiens présents sur son territoire. Grâce à son charisme et peut-être en raison de l'autorité dont lui-même jouit, Remi sait se faire respecter de Clovis et lui sert même de conseiller.
Il l'incite notamment à demander en mariage Clotilde, une princesse catholique de haut lignage, fille d'un roi des Burgondes (ce peuple voisin des Francs était établi dans les actuels Dauphiné et Savoie). 8.Clotilde est la fille du roi Chilpéric II et la nièce du roi Gondebaud.
Le mariage qui a lieu en 493 à Soissons concrétise le pacte de non-agression avec les rois burgondes.
Dès lors, selon Grégoire de Tours, Clotilde fait tout pour convaincre son époux de se convertir au catholicisme. Mais Clovis est réticent : il doute de l'existence d'un Dieu unique ; la mort en bas âge de son premier fils baptisé, Ingomer, ne fait d'ailleurs qu'accentuer cette méfiance. D'autre part, en acceptant de se convertir, il craint de perdre le soutien de son peuple, encore païen : comme la plupart des Germains, ceux-ci considèrent que le roi, chef de guerre, ne vaut que par la faveur que les dieux lui accordent au combat. S'ils se convertissent, les Germains deviennent plutôt ariens, le rejet du dogme de la Trinité favorisant en quelque sorte le maintien du roi élu de Dieu et chef de l'Église.

Néammoins, Clovis a plus que tout besoin du soutien du clergé gallo-romain, car ce dernier représente la population gauloise. Les évêques, à qui échoit le premier rôle dans les cités depuis que se sont effacées les autorités civiles, demeurent les réels maîtres des cadres du pouvoir antique en Gaule. C'est-à-dire également des zones où se concentrait encore la richesse. Cependant, même l'Église a du mal à maintenir sa cohérence : évêques exilés ou non remplacés en territoires wisigoths, successions papales difficiles à Rome, mésentente entre catholiques pro-wisigoths (par réalisme) et pro-francs (Remi de Reims, Geneviève de Paris...), etc.

C'est finalement au cours de la bataille de Tolbiac contre les Alamans, vers 496, que le destin efface les doutes de Clovis : son armée est sur le point d'être vaincue. Toujours d'après Grégoire de Tours, ne sachant plus à quel dieu païen se vouer, Clovis prie alors le Christ et lui promet de se convertir s'il obtient la victoire, comme le fit un siècle plus tôt l'empereur romain Constantin. Au cœur de la bataille, alors que lui-même est encerclé et va être pris, le chef alaman est tué d'une flèche ou d'une hache, ce qui met son armée en déroute. La victoire est à Clovis et au dieu des chrétiens.

Selon d'autres sources, Tolbiac n'aurait été qu'une étape et l'illumination finale de Clovis aurait en fait eu lieu lors de la visite au tombeau de Martin de Tours. Toujours est-il que Clovis reçoit alors le baptême avec 3 000 guerriers – les baptêmes collectifs étant alors une pratique courante – des mains de saint Remi, à Reims, le 25 Décembre d'une année comprise entre 496 et 499. Ce baptême est demeuré un évènement significatif pour l'histoire de France : à partir d'Henri Ier tous les rois de France, sauf Louis VI et Henri IV, furent par la suite, sacrés dans la cathédrale de Reims jusqu'au roi Charles X, en 1825.

Ainsi, le baptême de Clovis marque le début du lien entre le clergé et la monarchie franque puis française, lien qui va durer jusqu'au début du XIXe siècle. Dorénavant, le souverain doit régner au nom de Dieu. Ce baptême permet également à Clovis d'asseoir durablement son autorité sur les populations, essentiellement gallo-romaines et catholiques, qu'il domine : avec ce baptême, il pouvait compter sur l'appui du clergé, et vice-versa.

Clovis meurt à Paris le 27 novembre 511, âgé d'environ 45 ans.
Selon la tradition, il aurait été inhumé dans la basilique des Saints-Apôtres (saint Pierre et saint Paul), future église Sainte-Geneviève, qu'il avait fait construire sur le tombeau même de la sainte tutélaire de la cité, à l'emplacement de l'actuelle rue Clovis (rue qui sépare l'église Saint-Étienne-du-Mont du lycée Henri-IV).
En réalité, le monument qui accueillait les reliques de la sainte n'était pas achevé. Clovis fut plutôt inhumé, comme l'écrit Grégoire de Tours, dans le sacrarium de la basilique des Saints-Apôtres, c'est-à-dire dans un mausolée construit exprès à la manière de la sépulture qui avait accueilli l'empereur romain chrétien Constantin le Grand aux Saints-Apôtres à Constantinople

[source Wikipedia]

Arbre généalogique

  1. Childéric Ier des Francs saliens [I2081]
    1. Basina de Thuringe [I2080]
      1. Audefleda [I2638]
      2. Lantéchilde [I2639]
      3. Clovis Ier des Francs
        1. ? des Francs du Rhin [I2640]
          1. Thierry Ier [I2663]
        2. Sainte Clotilde de Burgondie [I2070]
          1. Theoderic Ier des Francs [I5588]
          2. Ingomer des Francs [I3243]
          3. Clodomir des Francs [I2692]
          4. Childebert Ier des Francs [I3244]
          5. Clotaire Ier le Vieux des Francs [I2067]
          6. Theodechildis des Francs [I3245]
          7. Chrotieldis des Francs [I3246]
          8. ? des Francs [I3247]
      4. Alboflède [I2637]

Ascendants

Références des sources

  1. Wikipedia [S0052]
  2. Charles Cawley: Medieval Lands - Foundation for Medieval Genealogy [S0099]
  3. Daniel de Rauglaudre / Roglo: Roglo - base de données généalogiques - www.roglo.eu [S0072]